Histoire de l'école de Rethondes

  Création d'une école à Rethondes à l'époque de la Révolution :

Extraits du Registre des délibérations de la Commune de Rethondes.

Le registre commence le 1er janvier 1792 • Louis Pierre Trocquet est clerc laïc, c'est à dire instituteur et secrétaire. A la Révolution, il est secrétaire du Conseil général de la commune. Il n'y a pas de traces de sa nomination.

Le 12 pluviôse an II (31 janvier 1794), An II de l'abolition de la Royauté, vive la République une, indivisible, victorieuse et impérissable ... L.P. Trocquet profite de l'assemblée du Conseil général de la commune pour annoncer son intention d'ouvrir une école publique nationale à Rethondes, pour "montrer à lire, à écrire et l'arithmétique" en se conformant aux Lois édictées à cet effet. En conséquence il est adopté et reconnu  comme instituteur public de la commune.

Le 20 pluviôse an II (8 février 1794), L.P. Trocquet, secrétaire-greffier munici­pal, donne sa démission de secrétaire parce qu'il pense que les tâches d'instituteur et de secrétaire ne sont pas compatibles. Le même jour : nomination d'Eustache Lefèvre comme secrétaire ... 21 pluviôse an II (9 février 1794), Jean Mariot se présente devant le Conseil général de la commune, disant qu'il a l'intention d'ouvrir une école publique nationale, il est reconnu et adopté comme instituteur de la commune.

1er ventôse an II (19 février 1794), "Le Maire et les Officiers municipaux de Rethondes sont requis d'enjoindre au Citoyen Jean Mariot de cesser ses instructions at­tendu que la Loi défend à tout citoyen d'exercer cette fonction sans au préalable avoir un certificat de civisme.

Le citoyen L.P. Trocquet s'est conformé à la Loi et a obtenu de l'Administration son aveu pour être instituteur." 30 germinal an III (19 avril 1795). "Nous maire, Officiers municipaux et substi­tut agent national, et membres composants le Conseil général de la commune de Rethondes, assemblés en la manière accoutumée au lieu ordinaire de leur séance à l'effet de délibérer d'un commun accord avec les citoyens de ladite commune sur le choix et nomination d'un instituteur pour instruire leurs enfants depuis longtemps privés d'école, relativement à la morale républicaine et à l'instruction conforme à la Loi. Après un mûr examen, les ci­toyens ci-dessus mentionnés ont nommé le citoyen Charles Mulot, fils, pour instituteur, à raison (d'un prix, d'une taxe) de cinq livres par chaque ménage, les veuves moitié, les écolages* en sus à raison de 15 sols, 20 sols et une livre 10 sols pour la dernière classe, trois mois de moisson, savoir juillet, etc ... payés les enterrements et les ma­riages 40 sols pour chacun d'eux et pour ces objets mentionnés ci-dessus, il fera l'école assidûment et recevra la visite des citoyens qui veilleront à son instruction **. Il son­nera midi et les deux angélus du matin et du soir, assistera aux offices assidûment et c'est ce que le dit Mulot accepte et que nous avons consigné. P.S. Le citoyen Mulot sonnera assidûment la rentrée de l'école à 7 heures du ma­tin et à une heure après-midi et pour cet effet, il tintera douze coups de cloche.

*  Ecolages : Frais d'école. Droit que paye chaque écolier. Les Conseils municipaux déterminent le prix d'écolage dans les écoles communales.   ** Je pense que le scripteur a voulu dire : "à sa façon de faire l'école".

Retour